L’agression sexuelle : une question de droits civils au 21e siècle

Développement personnel
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
L’agression_sexuelle:_une_question_de_droits_civils_au_21e_siècle

Pendant des générations, Our Bodies Ourselves a donné aux femmes les moyens de comprendre et d’embrasser leur corps et les problèmes de santé auxquels elles sont confrontées. Ce travail a contribué à unir les femmes, mais la tâche n’a pas été facile. S’attaquer à des normes profondément ancrées ou à des établissements réfractaires au changement n’est jamais facile.

 

Un mal qui prend racine en primaire

 

En tant qu’adolescente militante, je m’attaque aux agressions sexuelles parce que je crois que c’est le problème de droits civiques le plus urgent auquel ma génération est confrontée. En 2013, à l’âge de 13 ans, j’ai appris qu’une fille sur 5 et un garçon sur 16 sont victimes d’une agression sexuelle au collège, mais qu’environ 80 % d’entre eux ne la signalent pas. Ces chiffres m’ont choquée. Ce qui est encore plus troublant, c’est que ce problème ne commence pas à l’université. Il commence à l’école primaire, au collège et au lycée.

Parce que la violence sexuelle est un problème si répandu, on pourrait penser que nos institutions éducatives enseignent diligemment aux étudiants à ce sujet. Ce n’est pas le cas. L’éducation aux agressions sexuelles adaptée à l’âge est si importante parce que le harcèlement et les agressions sexuelles dévastent la vie des élèves de la maternelle à la 12e année.

Et parce que les écoles de la maternelle à la 12e année servent de terreau aux agressions sexuelles dans les collèges, nous devons nous attaquer au problème là où il commence si nous voulons réduire le nombre d’agressions sexuelles dans les collèges.

 

Agir contre les agressions sexuelles

 

Une fois que j’ai appris les faits concernant les agressions sexuelles dans nos établissements d’enseignement, je n’ai pas pu me sortir les chiffres de la tête. Ils représentaient des enfants comme moi et mes amis. Je me suis sentie obligée de faire quelque chose contre ce problème au niveau local et national.

Les programmes d’action communautaire comme EMPOWERU peuvent être une solution à ce fléau. Ils effectuent un travail de proximité au niveau local avec des programmes de prévention et d’éducation sur les agressions sexuelles dans les lycées de mon comté. Parmi eux, il y a Stop Sexual Assault In Schools (SSAIS.org), un organisme à but non lucratif qui est le fer-de-lance du mouvement. Il vise à mettre fin à la discrimination sexuelle dans les écoles de la maternelle à la 12e année.

Sachez qu’il y a encore du travail à faire. Les élèves ne connaissent pas les faits concernant les agressions sexuelles et ne savent pas qu’ils sont en danger. Elles ne réalisent pas non plus que les garçons sont également victimes d’agressions. La plupart n’ont jamais entendu parler du titre IX, une loi fédérale qui protège les étudiants contre toute forme de discrimination sexuelle. Ils semblent aussi avoir du mal à comprendre ce qu’est exactement le consentement. Et, quelques éducateurs m’ont dit qu’ils ne se sentent pas préparés à aborder cette question avec leurs élèves. Pourtant, nous devons briser le silence et éduquer les étudiants sur les agressions sexuelles.